A elle seule, Thai-Thanh Dang coche toutes les cases : de brillantes études, une reconversion professionnelle et une transmission familiale. Économiste à l’OCDE pendant une quinzaine d’années, elle a pourtant toujours eu une envie d’entreprendre. Mais comment quitter une fonction prestigieuse pour un avenir incertain ? Surtout quand on s’est promis de ne jamais marcher sur les pas de ses parents, fondateurs de la glacerie La Tropicale ?

C’est pourtant en reprenant l’entreprise familiale et en changeant tout – ou presque, que Thai-Thanh a trouvé sa voie. Si elle a conservé l’enseigne et le goût pour les ingrédients exotiques, elle met un point d’honneur à proposer des parfums uniques et souvent éphémères, comme le lilas blanc, la lavande-coulis de cassis ou le pamplemousse-curcuma. Et à maîtriser toute la chaîne de production, en sélectionnant avec soin ses matières premières et ses revendeurs, des partenaires qui partagent ses valeurs.

Noémie Tanneau, c’est l’histoire d’une femme qui a toujours suivi son instinct et qui n’a pas peur des défis : après une première expérience professionnelle, elle a ressenti l’appel de la nature et du monde agricole, sans pour autant en être issue. Devenue ingénieure agronome spécialisée dans la viticulture, elle trace sa route, jusqu’à reprendre en 2019 un vignoble bordelais, le Château Saint-Ferdinand, sur l’appellation Lussac Saint-Emilion.

Dès la 1ère année d’exploitation, Noémie y déploie ses valeurs écologiques en entamant une conversion en bio et en obtenant la Certification Haute Valeur Environnementale, grâce à un plan d’action ambitieux tourné vers la biodiversité.

Un chemin qui ne fait que commencer et qui pourrait bien inspirer ses pairs…

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Et bien entendu, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération !

Avec Margot Lecarpentier, la mixologue la plus cool de Paris, nous plongeons cette semaine dans le monde du bartending. Après une première carrière dans la musique à New York, Margot a décidé de poursuivre une autre de ses passions : les cocktails.

Formée à l’Experimental Cocktail Club, elle a ensuite fondé Combat, son établissement à Belleville, avec lequel elle a gagné tous les prix. Elle y prend le contrepied des bars façon speakeasy en proposant un lieu lumineux, avec une équipe 100% féminine, où la carte suit le cours des saisons. Si vous ne vous étiez jamais posé la question du « fait maison » appliqué à l’univers de la mixologie, suivez le guide, car Margot et son équipe fabriquent leurs propres sirops, sourcent leurs spiritueux et utilisent des ingrédients frais. Elles déclinent toute une palette de cocktails, pointus et créatifs, avec ou sans alcool.

Avec Margot, nous avons également abordé la question de l’entrepreneuriat. Et notamment des difficultés qu’elle a pu rencontrer pour monter son établissement en tant que femme. Dans cet épisode, elle partage des conseils, qui vous seront, j’en suis sure, utiles si vous envisagez de vous lancer.

Et bien entendu, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération !

Noémie Malaize, passée par l’École Estienne et les Beaux-Arts, est la force créative derrière le magazine Îlots, une publication à la croisée de l’alimentation et de l’écologie. Un projet né lors d’un voyage aux antipodes qui l’a changée à jamais.

Dans son travail de Directrice Artistique, de graphiste et d’illustratrice, comme dans son magazine, Noémie tisse des ponts entre art et gastronomie. Elle révèle le beau dans chaque facette de notre alimentation, du terroir à la cuisine, en faisant le lien entre la nature et nos assiettes.

Pour cela, elle s’entoure d’une équipe presque exclusivement féminine, avec qui elle offre une nouvelle perspective sur notre monde qui change, Îlots après Îlots.

Mélanie Lhéritier n’a qu’une vingtaine d’années, quand, son CAP Pâtissier en poche, elle lance la pâtisserie Le Jardin Sucré avec son conjoint Arnaud, à Cernay la Ville. C’est le début d’une jolie success story : très rapidement, ils deviennent Champions de France de macarons, puis ouvrent une deuxième boutique, à Paris cette fois.

Aujourd’hui, ils sont plébiscités pour leur pâtisserie créative et raffinée, aux matières premières soigneusement choisies. Encore une preuve que la valeur n’attend pas le nombre des années, mais aussi qu’on peut se faire un nom sans être passé par les grandes maisons.

Car l’histoire entrepreneuriale de Mélanie et Arnaud pourrait bien devenir un cas d’école : avec ambition et de l’énergie à revendre, le duo suit son instinct et se construit loin des chemins tout tracés.

Rien ne fait peur à Mélanie, qui a encore des rêves plein la tête, et qui pourrait bien nous réserver de belles surprises à l’avenir !

Avec Valérie Le Guern Gilbert, nous partons à la rencontre d’une dynastie indissociable de la cuisine française : la marque Mauviel 1830. Ce fabriquant d’ustensiles équipe petites et grandes cuisines depuis 7 générations.

Dans cette magnifique maison patrimoniale, les savoir-faire sont à la croisée de l’artisanat et de l’industrie. En visionnaire, Valérie, issue de la 7e génération de dirigeants, a très vite compris que l’entreprise ne survivrait pas sans évoluer. Elle a su impulser les changements stratégiques qui lui ont permis de conserver les valeurs-phares de qualité et de made in France.

Comment faire pour innover tout en respectant ce qui a été construit par les générations précédentes ? Comment trouver sa place dans un milieu industriel et masculin quand on est une femme et a fortiori une « fille de » ? Valérie partage avec nous son parcours, sa passion et sa volonté farouche de donner un avenir à l’entreprise fondée par ses aïeux.

Victoria Effantin et Cécile Khayat sont les boulangères nouvelle génération. Leur boulangerie de quartier, qui répond au doux nom de Mamiche, fait courir les parisiens amoureux de bon pain et de pâtisserie boulangère.

Derrière l’enseigne se cache un duo qui coche bien des cases contemporaines : reconversion professionnelle, retour à l’artisanat, réussite entrepreneuriale… Une fine équipe qui a su rendre la boulangerie désirable dans ce qu’elle a de plus simple, loin de codes du luxe que l’on voit beaucoup en pâtisserie, en jouant sur l’humour pour tisser une relation de proximité et de confiance avec ses clients.

Dans cet épisode, Cécile et Victoria partagent aussi leurs réflexions sur la difficulté d’être entrepreneures, même quand le succès est au rendez-vous. Un discours qui change de la posture habituelle des chefs d’entreprise conquérants, une voie du milieu salutaire loin de l’autosatisfaction. Mais aussi l’exemple d’un modèle économique qui n’est pas basé sur le fait de vendre toujours plus cher des produits simples, sans pour autant transiger sur la qualité. Le produit avant tout, la décontraction en plus !

Louise Petitrenaud est née dans le milieu de la gastronomie, entre un père et une mère tous deux experts et passionnés. Elle a été bercée par les ambiances de service et de cuisine, ouvrant l’œil et aiguisant son palais au contact des chefs.

A l’âge adulte est arrivée l’ambition de partager avec le plus grand nombre le savoir et le savoir-faire incroyable de tous ces cuisiniers, qu’elle a la chance de côtoyer depuis toujours. Rendre accessible leur technique, mais aussi montrer qui se cache derrière la veste blanche. 

Ce rôle qu’elle a endossé en fait une passerelle entre deux mondes : la haute gastronomie et le grand public. Et au milieu, il y a le terroir, l’autre passion de Louise. Produits et producteurs n’ont pas de secret pour celle qui veut rendre accessible à tous le meilleur de ce que la terre et la saison ont à nous offrir. Pour remplir cette mission, elle a opté pour le média le plus accessible de tous : la télévision. Un milieu lui aussi objet de fascination et de légendes, qu’elle décrypte pour nous aujourd’hui.

Aujourd’hui, nous partons sur les rives du lac d’Annecy, à l’Auberge du Père Bise, où Magali Sulpice et son mari le chef étoilé Jean Sulpice, ont recréé un petit coin de paradis.

Ce projet, c’est une histoire qui s’écrit à deux et dans laquelle chacun tient un rôle capital : pour Magali, sommelière passée par de grandes maisons, c’est un changement de cap. Elle laisse derrière elle le monde du vin, mais reste au contact des clients dans un rôle repensé. Avec chaleur et simplicité, elle les accueille et les guide tout au long de leur séjour, comme un fil rouge, présence bienveillante, garante de l’harmonie entre les différents espaces et les expériences.

Mais son rôle se joue aussi en coulisses : elle est la maître d’œuvre des grands projets que Jean et elle ont imaginé, avec ambition, mais sans ostentation, une manière pour eux d’aller au bout de leurs rêves. Un rêve que les plus chanceux d’entre nous ont la chance de partager, le temps d’un dîner ou d’un séjour.

Mélanie Serre, c’est l’histoire d’une passion pour la restauration et d’une vocation de cheffe qui a failli être contrariée : celle qui se destinait à la gestion hôtelière a finalement affirmé sa voie en cuisine, envers et contre tous. Et quelle voie ! Un parcours qui l’a menée aux quatre coins de la France et à l’étranger, avant d’intégrer la galaxie Robuchon.

Elle exprime aujourd’hui pleinement son talent et sa personnalité au Louis Vins, un bistrot d’esprit gastronomique au charme fou.

Malgré les vents contraires, cette jeune femme qui n’a peur de rien, a donc ouvert son premier restaurant en septembre 2020, et elle continue à croire en sa bonne étoile, avec un nouveau projet qui verra le jour dès que la sortie de crise se profilera. Dans l’intervalle, elle régale les gourmets de ses bocaux, aussi bons que beaux, où l’on retrouve l’essence de son travail autour du produit.

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